Yann Le Du

En 2008 et 2009, nous avons donné sa chance à la municipalité en votant le budget. En 2010, nous avons émis de fortes réserves sur le niveau d'endettement, le faible investissement et les dépenses de fêtes et cérémonies. Depuis 2011, nous ne votons plus le budget, dont la gestion nous apparait de plus en plus chaotique, sans vision de long terme. Et nous ne sommes pas les seuls à le dire !

En 2011, une étude de Challenges a classé Franconville parmi les communes les plus mal gérées du département, notamment en raison de charges courantes trop lourdes et de marge de manœuvre trop étroite. Le Maire a justifié cela par le fait de ne pas appartenir à une intercommunalité… alors qu'il nous a fait quitter Val & Forêt en 2008 pour raisons politiques, et que c'est « à regret » qu'il nous a fait entrer dans Le Parisis en 2012 !

La Chambre régionale des comptes vient de rendre son rapport sur la gestion financière de Franconville. Elle pointe notamment que la vente de terrains n'est pas un modèle de financement reconductible à moyen terme (ce que nous avons critiqué début 2012) et que le niveau d'autofinancement ne permet pas de financer les dépenses d’équipement (ce que nous avons relevé en juin : notre autofinancement de 2,5 M€ ne suffit déjà pas à assumer notre remboursement d’emprunt de 3,5 M€).

Depuis 2010, nous dénonçons des dépenses excessives de prestige (symboliquement supprimées au plus fort de la crise, puis relancées comme avant) : fastueux vœux du maire, Jumping, coûtant au moins 600 000 € à la commune, et probablement près d'1 M€ (la municipalité refusant de fournir certains chiffres). À titre de comparaison, le feu d’artifice du 14 juillet coûte 15 000 €. Que dirait-on d'un foyer qui dépense 1000 € en fêtes… et finit par n'épargner que 2500 € sur les 3500 € d'emprunt à rembourser ?

Yann LE DU
Responsable du Mouvement Démocrate de Franconville